Passages et galeries

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Quand montaient les longues angoisses de la nuit, ils rallongeaient la lumière du jour. Quand on craignait les intempéries, les voitures à chevaux, les malandrins, ils avaient le charme protecteur des jardins d’hivers.

Jérôme GARCIN

« Les premiers passages étaient nés sous la Révolution avec le passage Feydeau (1791 ; disparu) et le passage du Caire (1799 ; défiguré) ; la création de celui des Panoramas (1800) en avait provoqué la vogue, qui atteint son apogée sous la Restauration. Etablies sur d’anciens domaines nobles ou ecclésiastiques délaissés, ces voies de nouvelle catégorie, à l’abri des intempéries et des voitures (qui s’étaient multipliées sans que la voirie, déplorable, encombrée et mal éclairée, se fût améliorée), libérant les passants de la fange presque permanente des rues, offraient au commerce des emplacements privilégiés et incitaient les boutiquiers à développer et soigner l’étalage, offert à des passants d’autant plus disponibles que libérés des contraintes : c’est l’époque de la flânerie. En même temps, en matière foncière, le passage, objet d’intense spéculation, était un moyen de rentabiliser un terrain ne présentant qu’une étroite façade sur rue. Ainsi la formule architecturale se fixa-t-elle rapidement : dans une ordonnance dessinée et ornée, deux rangées de magasins surmontés de logements de boutiquiers, la voie étant protégée et éclairée par une verrière où l’architecture métallique, dans la lignée de la coupole de la Halle au blé, trouva une de ses premières applications. »

Georges POISSON, in Histoire de l’architecture à Paris, Bibliothèque historique de la Ville de Paris, 1997

Passage du Grand Cerf, rue Saint Denis
Passage du Grand Cerf, rue Saint Denis

En outre, vous connaissez bien maintenant le passage du Grand Cerf, bâti en 1825 et ouvert vers 1835 entre la rue Saint-Denis et la rue Dussoubs dans le quartier Montorgueil. C’est alors Chabrol qui est Préfet de la Seine sous Charles X (la fonction a été institué par Napoléon Ier en remplacement du prévôt des marchands, fonction subsistant depuis l’époque médiévale).

Il remplaça la maison de roulage du Grand Cerf, terminus des Messageries Royales, l’Hôtel appartenant à l’administration des Hospices. Toujours est-il qu’il fut revendu entièrement à Isidore Monier en 1826 avant d’être légué à l’Assistance Publique par ses héritiers en 1862.

Haut de 12 mètres (long de 113 m et large de 3 m), il figure parmi les plus imposants du paysage parisien.

Le Labo, passage du Grand Cerf
Le Labo, passage du Grand Cerf

De nombreux amis du Deux Quatre s’y loge, avec Le Labo bien sûr, mais aussi la créatrice de bijou Khara Tuki ou l’Illustre Boutique de sérigraphies… N’attendez pas avant de le découvrir !

De même, si vous souhaitez visiter le passage du Caire, profitez-en pour allez voir nos amies de chez Sajou, la mercerie au 47, rue du Caire !

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