Les invasions normandes et la fin des Carolingiens

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Les invasions normandes du IXe et Xe siècles. Source : Le Point

A partir de 820, la série d’invasions des peuples Normands, venus des pays scandinaves, commence aux embouchures de la Seine. Néanmoins, c’est après le règne de Louis Le Pieux (840) qu’ils arrivent sur Paris via le fleuve, vers 845, ravageant les environs pour tenter de prendre la capitale. La rive gauche voit ainsi ses églises, ses abbayes et ses terres pillées vers 856-857. L’abbaye de Saint-Germain-des-Prés, elle, est détruite et incendiée en 861.

Le 24 novembre 885, 40 000 Normands et 700 vaisseaux commandés par Siegfried sont aux portes de l’île de la Cité de nouveau faite forteresse. Les Parisiens eux, ont à leur tête l’évêque Gozlin, abbé de Saint-Germain-des-Prés, et Eudes, le comte de Paris, fils de Robert le Fort.

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Eudes, Roi des Francs (888-898). Source : Larousse

L’évêque refuse le passage aux vikings vers l’amont du fleuve. Le siège s’installe et dure deux ans en huit assauts successifs (dont l’héroïque épisode dit du Petit-Pont, le 6 février 886). Finalement, les envahisseurs sont forcés de lever le siège, en novembre 886.

Nous devons les détails de ces batailles au récit d’Abbon, un moine de Saint-Germain-des-Prés. L’île résiste vaillamment, mais les rives sont dévastées. Des tours ont été construites sur les ponts pour assurer la défense du bastion. Le bourg de Saint-Germain-de-l’Auxerrois réussit à être préservé par l’extension des murailles.

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Le Siège de Paris par les Normands, par Félix Thorigny (1824-1870). Source : univ-provence

En 887, le roi Charles III le Gros est déconsidéré, ayant capitulé devant l’envahisseur. Il meurt l’année suivante. Le prestige de la ville redoré, celle-ci revient sur le devant de la scène. Eudes est alors élu roi par les grands du Royaume.

Toutefois, les descendants Carolingiens acceptent mal l’ascendance du comte de Paris. Sacré en 893, Charles III le Simple (fils posthume de Louis II le Bègue) ne parviendra réellement à régner qu’à la mort de celui-ci en 898.

Louis IV d’Outremer lui succède en 936 alors que les différends dynastiques couvent mais ne semblent donner suite. Le pouvoir est revenu aux Carolingiens, mais le sort semble s’acharner sur eux alors qu’un terrible orage ravage Paris.

Le nom de Louis d’Outremer est aussi associé à la première apparition de la Peste, dit alors « le mal des ardents ».

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Louis IV d’Outremer (936-954). Source : Alex Bernardini

Pendant ce temps-là, la ville en elle-même a peu bougé : l’île contient le Palais du Roi, l’ancienne cathédrale Notre-Dame et la maison de l’évêque, des tours et des murailles, deux ponts en bois – le Grand Pont au Nord, le Petit au Sud…

Les invasions normandes et la fin des Carolingiens

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