Elisabeth Vigée Lebrun, enfant du Sentier : portrait

Elisabeth Vigée Lebrun, Autoportrait au chapeau de paille, 1782
Elisabeth Vigée Lebrun, Autoportrait au chapeau de paille, 1782

On ne se représente sans doute pas suffisamment clairement le statut de femme-artiste au XVIIIe siècle. En plus de s’imposer en tant qu’artiste à part entière, il s’agissait également de s’imposer comme femme entrepreneuse dans un monde d’hommes.

Pour la première fois en France, le parcours de la peintre Elisabeth Vigée Lebrun est mis à l’honneur lors d’une exposition monographique, au Grand Palais. L’artiste, née en 1755, aura vécu jusqu’à l’âge de quatre-vingt sept ans. Soit près d’un siècle d’évolution tumultueuse de l’aristocratie de noblesse vers l’aristocratie bourgeoise, au cours des bouleversements politiques et sociaux eu lieu en France et en Europe.

L’artiste, parce qu’elle fut peintre des princes – et notamment de Marie-Antoinette -, et qui plus est parce qu’elle fut femme, se trouva l’objet des calomnies, mais aussi heureusement du respect dû à son art.

Notre dossier du trimestre lui est consacré.

Elisabeth Vigée Lebrun, Autoportrait, vers 1800
Elisabeth Vigée Lebrun, Autoportrait, vers 1800

La naissance d’une femme peintre

Elisabeth Louise Vigée naît sous le règne de Louis XV, dans le quartier du Louvre. Très vite, on lui reconnaît des dons pour le dessin, si bien que son père se serait exprimé un jour : « Tu seras peintre, mon enfant, ou jamais il n’en sera. » (Lettre I des Souvenirs, mémoires publiés dès 1835.)

Elle a alors sept ans et son père, Louis Vigée, est peintre pastelliste à l’Académie Saint-Luc. Il donne des cours à son domicile, auxquels assiste la petite fille. Sa mort, en 1767, affectera durablement la vie de la jeune Louise alors âgée de douze ans. La figure du père est idéalisée.

En tant que fille, elle n’aura pas accès aux académies où l’on étudie la peinture et l’anatomie des nus sur modèle, l’obligeant à se rabattre sur des gravures ou des plâtres. Sa mère l’emmène fréquemment découvrir les collections du Luxembourg ou du Palais-Royal, avant son remariage avec le joaillier Jacques François Le Sèvre. Elisabeth Louise intègre en 1769 l’atelier du peintre Gabriel Briard, où elle rencontre le peintre Joseph Vernet, bénéficie de ses conseils avisés et de sa protection.

Elisabeth Vigée Lebrun, Portrait de Joseph Vernet
Elisabeth Vigée Lebrun, Portrait de Joseph Vernet

Alors qu’elle s’exerce au portrait sur les membres de sa famille, elle gagne de premiers clients via la boutique de Le Sèvre au Palais-Royal. Jusqu’au mariage d’Elisabeth Louise en 1776 avec leur voisin le marchand d’art Jean-Baptiste Pierre Lebrun, son beau-père autoritaire lui prélève une partie importante de ses gains.

Elle reçoit néanmoins bientôt la commande de Louise Marie Adélaïde de Bourbon-Penthièvre, duchesse de Chartres et mère du futur roi Louis Philippe. Sa notoriété est lancée et peut désormais gagner la cour de Versailles.


Elisabeth Vigée Lebrun, Portrait de Louise Marie Adélaïde de Bourbon-Penthiève, 1789
Elisabeth Vigée Lebrun, Portrait de Louise Marie Adélaïde de Bourbon-Penthiève (détail), 1789

Vigée Lebrun à l’Académie Royale

Elisabeth Vigée Lebrun, La Paix ramenant l'Abondance, 1780 (présentée au Salon de l'Académie de 1783)
Elisabeth Vigée Lebrun, La Paix ramenant l’Abondance, 1780 (présenté au Salon de l’Académie de 1783)

Le mari d’Elisabeth Vigée Lebrun, s’il se révèlera peu apte à rendre sa femme heureuse, épuisant continuellement ses gains, sera en revanche un appui important pour le peintre. Dans sa boutique du Sentier (ils habitent rue de Cléry de 1778 à 1789), elle s’habitue à voir passer les tableaux des grands maîtres et se familiarise avec les transactions marchandes. Elle est à la fois soucieuse de sa condition financière et désireuse de s’imposer comme peintre à part entière dans une société où l’artiste accompli est censé s’affranchir des questions commerciales.

Jean-Baptiste Pierre Lebrun, Autoportrait, vers 1795
Jean-Baptiste Pierre Lebrun, Autoportrait, vers 1795

En effet, en tant que femme, elle demeure rattachée au statut juridique de son mari, ce qui soulèvera les réticences du peintre Pierre, directeur de l’Académie Royale, lorsque Joseph Vernet présentera la candidature de Vigée Lebrun en 1783. En effet, la tradition de la prestigieuse institution est de maintenir séparées les sphères artistique et commerciale.

L’intégration d’Élisabeth Vigée Lebrun, épouse de marchand de tableau, parmi les quatre femmes de l’Académie (dont sa principale « rivale » Adélaïde Labille-Guiard) nécessitera l’appui explicite de la reine Marie-Antoinette et de son mari, Louis XVI.

De la cour à Marie-Antoinette, familière des princes

Elisabeth Vigée Lebrun, Portrait de Marie-Antoinette
Elisabeth Vigée Lebrun, Portrait de Marie-Antoinette « à la rose » (détail), 1783

C’est en 1778 que Vigée Lebrun rencontre pour la première fois Marie-Antoinette. Elle s’est alors frayée un chemin à la cour en réalisant les portraits, entre autre, de grands princes européens de passage à Paris. Elle organise également de nombreux « soupers grecs » à l’hôtel Lebrun de la rue Coq-Héron (actuelle rue du Sentier), qui deviennent vite extrêmement prisés dans la capitale.

A la grande satisfaction de l’impératrice d’Autriche Marie-Thérèse, qui presse sa fille Marie-Antoinette de lui envoyer un portrait d’elle, celui réalisé par Vigée Lebrun est le seul trouvant grâce aux yeux des Habsbourg. L’art du « peintre du bonheur » parvient en effet à conserver la physionomie de son modèle tout adoucissant et en idéalisant ses traits. Une « caricature en beau », pour reprendre les termes de Diderot.

Elisabeth Vigée Lebrun, Portrait de Marie-Antoinette, 1778
Elisabeth Vigée Lebrun, Portrait de Marie-Antoinette, 1778

Du même âge, toutes deux mères, Elisabeth Vigée Lebrun et Marie-Antoinette partagent un goût commun pour le chant et finissent régulièrement une séance de pose par des duos de Grétry. L’artiste peindra en tout une trentaine de portraits de la reine, jusqu’à son départ pour l’Italie en 1789.

1789, le départ

Elisabeth Vigée Lebrun, Portrait de la Comtesse Natalie Golovine, vers 1800
Elisabeth Vigée Lebrun, Portrait de la Comtesse Natalie Golovine, vers 1800

Elle est en visite à Louveciennes chez la comtesse du Barry, ancienne favorite de Louis XV, lorsque retentissent les canons de la Bastille. Forcée d’émigrer, pendant douze ans, Vigée Lebrun va voyager à travers l’Italie, l’Autriche, la Russie…

Après un bref retour à Paris en 1803, ne se retrouvant plus dans la société du Premier Empire, elle repart pour Londres. Visite la Hollande puis rencontre Madame de Staël en Suisse avant de revenir s’installer définitivement à Louveciennes en 1810.

Elisabeth Vigée Lebrun, Portrait de Madame de Staël en Corinne, 1809
Elisabeth Vigée Lebrun, Portrait de Madame de Staël en Corinne, 1809

Le peintre et son modèle : technique

Elisabeth Vigée Lebrun, Autoportrait, 1791
Elisabeth Vigée Lebrun, Autoportrait, 1791

La peintre était connue pour sa jovialité, qu’elle dit tenir de son père. « Sa gaieté si naturelle se communiquait à tout le monde, rappelle-t-elle, et bien souvent on venait se faire peindre par lui pour jouir de son aimable conversation », écrit-elle dans sa première Lettre à la Princesse Kourakine (Souvenirs). De fait, elle entretiendra l’art de la conversation, de ses soirées mondaines à l’antique organisées chez elle jusqu’à la cour et aux séances de travail.

Désireuse de conserver la fraîcheur et la spontanéité de ses modèles, elle mêlera à ce don pour la conversation spontanée une significative réduction de la durée des séances. Dans la tradition de certains grands maîtres, elle évitait ainsi à ses modèles une trop grande fatigue et lassitude, qui viendraient ternir les expressions. Sans nul doute, sa maîtrise du pastel lui permit d’élaborer très rapidement les premières étapes de ses portraits et de fixer « la physionomie » des personnes se trouvant devant elle.

Elisabeth Vigée Lebrun,
Elisabeth Vigée Lebrun, « tête d’expression » (tête de femme, étude pour La Paix ramenant l’Abondance), 1780

La mode et la représentation de l’aristocratie au XVIIIe

Elisabeth Vigée Lebrun, Portrait de Yolande Gabrielle Martine de Polastron, duchesse de Polignac au chapeau de paille, 1782
Elisabeth Vigée Lebrun, Portrait de Yolande Gabrielle Martine de Polastron, duchesse de Polignac au chapeau de paille, 1782

Cet atout de la légèreté se retrouve aussi dans la manière de mettre en scène ses modèles hors des poncifs du protocole et des codes de peintures d’apparat. Elle opte en général pour un habit très simple, souvent en robe légère, avec une large emploi du châle ou du chapeau de paille.

C’est d’ailleurs assez représentatif de la mode au XVIIIe siècle qui se veut « au naturel ». Les tissus légers et transparents comme les mousselines, portées par-dessus de simples chemises, deviennent usage courant. Les perruques, elles, sont progressivement abandonnées sous Louis XV puis définitivement sous Louis XVI. Les femmes préfèrent désormais les « extensions », souvent teintes en gris bleuté ou cendré.

Elisabeth Vigée Lebrun, La Marquise de Pezay, la Marquise de Rougé et ses fils Alexis et Adrien, 1787
Elisabeth Vigée Lebrun, La Marquise de Pezay, la Marquise de Rougé et ses fils Alexis et Adrien, 1787

Il ne faut pas oublier que c’est une société aristocratique apparemment insouciante qui va hisser Elisabeth Vigée Lebrun au pinacle de la reconnaissance artistique, et qu’elle n’aura de cesse de regretter. Le XVIIIe siècle, jusqu’à la Révolution, aura demeuré dans les cercles aisés de la capitale le temps de l’effervescence et des plaisirs.

Vigée Lebrun et la politique

Plan de Paris en 1859, le mur des Fermiers Généraux en bleu, les fortifications de Thiers en rouge © The Promenader
Plan de Paris en 1859, le mur des Fermiers Généraux en bleu, les fortifications de Thiers en rouge © The Promenader

Le mur des Fermiers Généraux, péage à l’entrée des denrées provenant des faubourgs vers la ville, ne sera dressé qu’en 1780 pour pallier les finances désastreuses du Royaume, attisant la colère des populations soumises à de lourdes tailles.

Pour autant, Vigée Lebrun n’a pas le temps de se sensibiliser à la politique. De même, lorsqu’elle rencontre le vénérable Voltaire (1694-1778), au succès d’une de ses dernières pièces de théâtre, elle fonde le portrait qu’elle en dresse dans ses mémoires selon la renommée, et non tant selon l’œuvre lue. Il en ira de même de la propre description de son propre destin.

Augustin Pajou, buste en terre cuite d'Elisabeth Vigée Lebrun, 1783 © Louvre
Augustin Pajou, buste en terre cuite d’Elisabeth Vigée Lebrun, 1783 © Louvre

Son travail d’artiste, à l’atelier comme à la vie mondaine – indispensable à l’entretien de ses relations et de son carnet de commandes -, exige d’elle tout son temps et toute son attention. D’autant plus qu’en février 1780 naît sa fille Julie…

Julie, l’enfant espoir, l’enfant symbole

Elisabeth Vigée Lebrun, Portrait de Julie 1797
Elisabeth Vigée Lebrun, Portrait de Julie 1797

Julie est une enfant ardemment désirée et Vigée Lebrun n’aura de cesse de la peindre, mettant en scène l’alliance de son activité de peintre et de son amour maternel. Elle entend ainsi prouver qu’on peut être une artiste et une mère épanouie tout à la fois et sans entrave.

Elisabeth Vigée Lebrun, Portrait de Jeanne Julie Louise Lebrun se regardant dans une miroir, 1786
Elisabeth Vigée Lebrun, Portrait de Jeanne Julie Louise Lebrun se regardant dans une miroir, 1786

Elle assume alors la totale responsabilité éducative de sa fille, inspirée par les idées de Rousseau alors très en vogue (Julie sera une nom très répandu à cette période du fait de l’œuvre, Julie ou la Nouvelle Héloïse). Durant son « Grand Tour » d’Europe, sa fille l’accompagne. A Naples, elle veillera à l’entourer de maîtres d’écriture, de géographie, d’italien, d’anglais et d’allemand donnant leçon à l’enfant.

Elisabeth Vigée Lebrun, Autoportrait avec sa fille, 1786
Elisabeth Vigée Lebrun, Autoportrait avec sa fille, 1786

La première toile figurant l’artiste tenant sa fille dans ses bras sera présentée au Salon de 1787 (à l’Académie Royale), suivie d’une deuxième deux ans plus tard. Le rayonnement de ces tableaux est comme souvent comparé à celui des grands maîtres flamands (c’était déjà le cas pour son Autoportrait au chapeau de paille) comme van Dyck. De même, le mode représentation marial relie la peintre à Raphaël, qu’elle admire.

Saint-Pétersbourg, la rupture

Elisabeth Vigée Lebrun, Autoportrait avec Julie, 1789
Elisabeth Vigée Lebrun, Autoportrait avec Julie, 1789

Néanmoins, l’union symbiotique entre la mère et sa fille se rompt à Saint-Pétersbourg, lorsqu’à l’été 1795 Julie annonce vouloir épouser Gaétan Nigris, « un jeune homme aux allures de poète » et secrétaire sans le sou du comte Tchernychev, directeur du théâtre de Pétersbourg. Vigée Lebrun conçoit une forte antipathie pour Nigris, qu’elle soupçonne d’être intéressé.

Plus profondément encore, l’artiste, qui a mobilisé tant de travail et d’effort pour acquérir une renommée et une autonomie financière, même précaire, n’accepte pas que sa fille remette en question un mode de vie qui lui a été profitable.

La spécialiste des mémorialistes d’Ancien Régime et biographe Geneviève Haroche-Bouzinac analyse : « L’investissement maternel de l’artiste s’ouvrait sur une impasse : elle avait créé les conditions d’une émancipation tout en attendant une soumission. » (Introduction, in Souvenirs, p. 36, Ed. Honoré Champion 2015)

Elle ira seule à Moscou.

Les pères spirituels de Vigée Lebrun

Gabriel Doyen, Le Triomphe d'Aphitrite, 1768
Gabriel Doyen, Le Triomphe d’Aphitrite, 1768
Joseph Vernet, Un port au clair de lune, 1787
Joseph Vernet, Un port au clair de lune, 1787

Elisabeth Vigée Lebrun suivra toute sa vie les conseils de Doyen, puis de Joseph Vernet : « Mon enfant (…) ne suivez aucun système d’école. Consultez seulement les œuvres des grands maîtres de l’Italie, ainsi que celle des maîtres flamands, mais surtout faites le plus que vous pourrez d’après nature : la nature est le premier de tous les maîtres. » (L.2 des Souvenirs)

Le peintre des ruines Hubert Robert fut également une grande source d’influence et d’amitié. Elle pensera fortement à lui en découvrant les vestiges de la Rome antique. Néanmoins, du fait de sa condition de femme, le peintre Jean Gigoux rapporte dans ses Causeries une parole adressée par la peintre : « je n’ai jamais eu d’autres maîtres que l’instinct. »

Elisabeth Vigée Lebrun, Portrait de Hubert Robert, 1788
Elisabeth Vigée Lebrun, Portrait de Hubert Robert, 1788

Contrainte par une société jouant grandement en faveur des hommes, elle dut en effet jouer de ses meilleurs alliés et guides : sa beauté, sa jovialité, mais surtout son extrême sensibilité et son ouverture à l’amabilité, palliant son manque d’instruction par ailleurs peu rare chez les femme de cette époque.

Comme cela se produit lors de sa rencontre avec Madame de Staël, les moments d’émotion les plus forts passeront sans l’aide des mots.

Le peintre du bonheur : l’avers et le revers

Elisabeth Vigée Lebrun, Portrait de Lady Hamilton en bacchante, vers 1790
Elisabeth Vigée Lebrun, Portrait de Lady Hamilton en bacchante (détail), vers 1790

Le soutien de ses proches et sa renommée auprès de l’aristocratie européenne lui permirent de traverser les heures sombres du soulèvement révolutionnaire de 1789. Son mari la défendra des calomnies (fausse correspondance amoureuse avec le ministre Calonne, accusation de train de vie luxueux et dispendieux, liens avec la monarchie…) lors de son exil et parviendra à faire effacer le nom de Vigée Lebrun à la liste des « émigrés ». Ce sont également ses amis et ses nièces qui l’encourageront, après la mort de Pierre Lebrun et de sa fille, à écrire ses mémoires.

Elisabeth Vigée Lebrun, qui a tant œuvré pour faire valoir son statut d’artiste de premier rang malgré son statut de femme, à l’image de la pastelliste Rosalba Carriera, n’aura pas de successeur direct. Aucune des jeunes femmes qu’elle aura pour élèves ne feront carrière. Néanmoins, elle aura ouvert une place d’honneur à la douceur et au pittoresque, aux fins contrastes de l’âme, dans un monde dominé par les lois maritales et la misogynie ambiante.

Elisabeth Vigée Lebrun, Portrait de Marie-Thérèse Charlotte de France et de son frère le dauphin Louis-Joseph-Xavier François de France, 1784
Elisabeth Vigée Lebrun, Portrait de Marie-Thérèse Charlotte de France et de son frère le dauphin Louis-Joseph-Xavier François de France, 1784

Éteinte à l’âge de quatre-vingt sept ans et enterrée à Louveciennes, elle laissa comme simple épitaphe : « Ici, enfin, je repose… ». En héritage, elle nous lègue sa vision optimiste de l’être humain, qui se veut distancer sans cesse les précipices de la vie, ses ciels couverts, à coup de pinceau. Femme simple et affable, hyper-sensible, l’enthousiasme des enfants tentant de l’imiter lors de ses voyages l’auront plus touchée que les compliments empreints de ses contemporains.

L’exposition monographique qui lui est dédiée au Grand-Palais ne fera pas mentir le terme choisi par Haroche-Bouzinac – en décrivant la réception à l’Académie Royale, en 1783, des peintres Vallayer-Coster, Elisabeth Vigée Lebrun et Adélaïde Labille-Guiard :

Il s’agit bien là, d’un triomphe féminin.

Elisabeth Vigée Lebrun, Autoportrait (détail), 1781-1782
Elisabeth Vigée Lebrun, Autoportrait (détail), 1781-1782

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