[L’Alsacien] Voit vegan

Flam vegan

Pour répondre à la demande de ses fidèles client.e.s, L’Alsacien lance sa flammekueche vegan et toujours avec un nom plus originale que les autres… la Volksvegan !

A base de tofu fumé, crème de soja, et autres ingrédients surprises ! ^^

C’est toujours au 6, rue Saint-Bon, à côté de la rue de Rivoli, de l’hôtel de ville et de la tour Saint-Jacques !

 

[L’Alsacien] Voit vegan

[L’Alsacien] Vous régale encore et toujours avec ses Flammekueche !

brebisame
@The Chemistry Magazine

Chez L’Alsacien, nous, on a adoré la flammekueche du moment Brebi’same, au jambon de pays et Osseau iraty, et apparemment, le Magazine The Chemistry aussi !

Donc, même si c’est trop tard pour la Brebi’same, venez goûter une nouvelle flam’ du moment au jambon de pays… chut, on vous laisse découvrir laquelle ! 😀

 

Toujours à L’Alsacien !

6, rue Saint-Bon

Entre la rue de Rivoli et la rue Saint-Martin dans le 4e arrondissement. Si vous y êtes, n’hésitez pas à passer visiter l’Eglise gothique Saint-Merri juste derrière, érigée sous François Ier dans la rue Saint-Martin, et faire un coucou aux filles de chez L’Ecritoire !

 

[L’Alsacien] Vous régale encore et toujours avec ses Flammekueche !

D’Haussmann à Rivoli : histoire de rues

Le préfet de la Seine Haussmann © BnF

« Dans la mutation de l’espace parisien, Napoléon III tient une place centrale. Depuis son élection à la présidence de la République (1848), il a souvent exposé au préfet Berger sa politique pour Paris. Les premiers travaux (le prolongement de la rue de Rivoli) débutent dès 1852.

‘Paris est le cœur de la France. Mettons tous nos efforts à embellir cette grande cité, à améliorer le sort de ses habitants, à les éclairer sur leurs véritables intérêts. Ouvrons des rues nouvelles, assainissons les quartiers populeux qui manquent d’air et de jour, et que la lumière bienfaisante du soleil pénètre partout dans nos murs, comme la lumière de la vérité dans nos cœurs’ (Napoléon, 1850).

Destructions nécessaires à la percée haussmannienne © BnF
Destructions nécessaires à la percée haussmannienne © BnF

[…] Avec Napoléon III et Haussmann, il faut désormais parler de politique urbaine. La ville est considérée, contrairement aux projets antérieurs, dans sa globalité. Il ne s’agit pas uniquement de réaliser quelques percées nouvelles, mais de réaménager les quartiers centraux, de faciliter la circulation des hommes et de l’air avec des voies élargies, d’établir des liens entre la périphérie et le cœur, de relier les gares et les pôles internes de la ville, de multiplier les équipements collectifs… La percée haussmannienne casse l’ancien cadre urbain (le parcellaire et les fortes densités des quartiers du centre) et établit de nouveaux axes, plus droits, plus larges partant d’une gare, d’une place ou d’un monument. Paris respire mieux, mais les Parisiens les plus humbles partent vers la périphérie. Les expropriations font en effet place aux immeubles haussmannien. Les maçons du Limousin vivent des années d’or. »

in Histoire de Paris, Yvan Combeau, p. 65-66, Puf, 2013.

Prolongement de la rue de Rivoli © BnF
Prolongement de la rue de Rivoli © BnF

‘Ils dégagent le Louvre et l’Hôtel de Ville. Jeux d’enfants que cela ! Paris hachée à coups de sabre, les veines ouvertes, nourrissant 100 000 terrassiers et maçons, traversé par d’admirables voies stratégiques qui mettront les forts au cœur des vieux quartiers’ (Émile Zola, La Curée, 1872).

Rue ancienne © BnF
Rue ancienne © BnF

Aussi, le 17 novembre 1851, Eugène Deschamps, conservateur du Plan de Paris, envoie-t-il un lettre à Gabriel Davioud, chargeant le jeune architecte de relever les maisons appelées à être démolies pour le percement de la rue de Rivoli. Il lui écrit entre autre : « Le percement de la rue de Rivoli va faire disparaître près de 250 maisons, 80 seront démolies au mois de janvier prochain ; l’administration désire conserver du moins le souvenir desdits quartiers qui vont disparaître. »

Rue Saint-Martin 1852 © Parigramme
Rue Saint-Martin 1852 © Parigramme

Deschamps était l’homme chargé par Haussmann de dessiner les percements : le tracé des rues, des boulevards, des avenues, la détermination des alignements. Le prolongement de la rue de Rivoli entre l’Hôtel de Ville et le Louvre était une première étape (Chantelot s’étant probablement chargé de la première percée de la rue des Écoles et du Boulevard de Strasbourg).

Place de l'Hôtel de Ville 1852 © Parigramme
Place de l’Hôtel de Ville 1852 © Parigramme

Les dessins préalables du relevé de Davioud (les versions aquarellées ont été détruite par l’incendie de l’Hôtel de Ville en 1871) ont été récemment restitués dans un ouvrage intitulé Paris pour Mémoire – Le Livre Noir des Destructions Haussmanniennes, de Pierre Pinon (Parigramme, 2012).

Rue Rambuteau 1852 © Parigramme
Rue Rambuteau 1852 © Parigramme

Ce dernier offre une vue surprenante sur la vie du quartier autour de l’Hôtel de Ville et sur quelques rues empruntées par nos commerçants actuels, dont on peut se plaire aujourd’hui à imaginer les prédécesseurs…

Rue Saint-Bon 1852 © Parigramme
Rue Saint-Bon 1852 © Parigramme

Pensées à L’Ecritoire, à Sant’ Antonio et à la Librairie Super-Héros (rue Saint-Martin), L’Alsacien (rue Saint-Bon), à Greffeuille Aveyron (rue Saint-Denis) et aux amis du Passage du Grand-Cerf…

Rue Saint-Denis 1852 © Parigramme
Rue Saint-Denis 1852 © Parigramme
D’Haussmann à Rivoli : histoire de rues